Le 23 Janvier 2013 de 10h00 à 12h00
Par Anne-Sylvie Pharabod, Véra Nikolski, Fabien Granjon
Marginales
et intimes, les pratiques de quantifications personnelles - mesures de
poids, d’exercices physiques, de temps de sommeil, etc. - sont
aujourd’hui promues par le développement d’outils, allant de discrets
capteurs aux sites de partage de données personnelles en ligne.
L’enquête qualitative auprès de personnes effectuant régulièrement de
telles quantifications, avec ou sans outils sophistiqués, met en
évidence trois manières principales de faire chiffre de soi : la
surveillance d’un paramètre à risque, la routinisation d’une pratique
jugée souhaitable et la performance à atteindre un objectif défini.
Interrogeant l’efficacité de telles notations à guider en retour
l’action, l’analyse montre notamment que la réflexivité chiffrée, plutôt
qu’une prise de recul pour mieux se connaître, focalise l’attention sur
un aspect partiel de soi et inscrit l’individu dans une série orientée,
une trajectoire. Elle discute enfin la place des valeurs de références
(records, moyennes, seuils…) dans ces pratiques personnelles, une place
qui apparait d’autant plus importante avec l’usage d’outils standardisés
et le partage des données en ligne.
Ils y vont
- Fabien Lorc'h
- Hiamabé Afi
- Jean TOURNADRE
- Arnaud allain
[Séminaires W2S] La mise en chiffres de soi. Une approche compréhensive des mesures personnelles
Par Anne-Sylvie Pharabod, Véra Nikolski, Fabien Granjon
Marginales
et intimes, les pratiques de quantifications personnelles - mesures de
poids, d’exercices physiques, de temps de sommeil, etc. - sont
aujourd’hui promues par le développement d’outils, allant de discrets
capteurs aux sites de partage de données personnelles en ligne.
L’enquête qualitative auprès de personnes effectuant régulièrement de
telles quantifications, avec ou sans outils sophistiqués, met en
évidence trois manières principales de faire chiffre de soi : la
surveillance d’un paramètre à risque, la routinisation d’une pratique
jugée souhaitable et la performance à atteindre un objectif défini.
Interrogeant l’efficacité de telles notations à guider en retour
l’action, l’analyse montre notamment que la réflexivité chiffrée, plutôt
qu’une prise de recul pour mieux se connaître, focalise l’attention sur
un aspect partiel de soi et inscrit l’individu dans une série orientée,
une trajectoire. Elle discute enfin la place des valeurs de références
(records, moyennes, seuils…) dans ces pratiques personnelles, une place
qui apparait d’autant plus importante avec l’usage d’outils standardisés
et le partage des données en ligne.




















