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12/03/2010 - SXSW, anatomie du programme ( French by South West)

L’élaboration du programme de SXSW obéit, au moins en partie, aux principes du web collaboratif et des barcamps. Tout un chacun peut y proposer une conférence ; puis les participants votent pour les conférences et panels qu’ils souhaitent voir.
Donc, en forçant un peu le trait, on peut considérer le programme comme un document sociologique, une production écrite collective, qui reflète les préoccupations et tendances des acteurs du web en 2010. Pour patienter en attendant le début du festival, jouons donc à lire les entrailles du programme ; les tendances sont nombreuses bien sûr, en voici simplement quelques-unes qui font échos à mes sujets d’intérêt.

Everything goes social
En parcourant les intitulés de conférences, on trouve sans surprise de nombreuses conférences intitulées « something 2.0 », témoignant de la diffusion des outils sociaux du web 2.0 à la plupart des domaines de l’activité en ligne : l’amour et la sexualité bien sûr (« love 2.0 », « cybersex 2.0 »), mais aussi la mode (« fashion 2.0 »), le financement (« donations 2.0 », « startup incubators 2.0 »), la religion (« judaism 2.0 »), l’exploration spatiale (« moon 2.0 »), et finalement la vie elle-même (« life 2.0 »).
Au-delà du vocable « 2.0 », légèrement en perte de vitesse, un très grand nombre de conférences portent sur la façon dont les outils de sociabilité du web transforment les activités économiques. C’est notamment le cas de nombreux domaines de l’entreprise : le recrutement (« recruitement goes social »), la collaboration d’équipe (« workplace collaboration goes social »), la sous-traitance (« outsourcing goes social ») et surtout le marketing (« marketing goes social », « marketing strategies for Social », « social media marketing for your business », etc.), la communication et la publicité (« user generated advertising »). Un conférencier promet même de réconcilier les publicitaires et l’éthique grâce au web social : « work in advertising and sleep well at night ». Reste à voir, pour juger sur pièces, la solidité des argumentaires.

La micro-célebrité
L’un des aspects les plus frappants de la diffusion des médias sociaux est qu’ils ont permis a des individus d’accéder à des formes de notoriété et de reconnaissance importantes, qui ne passent pas par les formes traditionnelles de légitimité que sont par exemple le diplôme, les prix, la publication de livres ou d’articles de journaux, l’élection, etc. Un certain nombre de conférences se penchent sur ces nouveaux phénomènes de réputation et d’influence. Certains panels se proposent d’examiner les pratiques, dans ce qu’elles ont de plus étonnant ou choquant, notamment leur égocentrisme débridé : « shameless self-promotion without looking like an @%#& ! », « why self-promotion will save the world ». D’autres proposent d’étudier le phénomène de façon plus objective, de comprendre la nature de la réputation en ligne et ses enjeux : « measuring blogger credibility », « celebrity, microcelebrity, and the future of Internet fame », « the future of influence », « online tastemakers ».

Internet + TV = ???
Un autre ensemble de conférence s’interroge sur l’articulation future entre internet et TV. Internet et TV sont aujourd’hui souvent présentés comme concurrents (« pay TV vs Internet: the battle for your TV »), sur le marché publicitaire notamment (« online advertising: losing the race to the bottom »). Plusieurs panels se proposent de réfléchir à la convergence future : certains examinent les conséquences du développement fulgurant de la consommation de vidéo en ligne (« From Hulu to Yahoo Widgets: will the Internet transform the TV? »), d’autres se penchent sur les nouveaux modèles économiques de l’audiovisuel (« Monetizing film, TV and video distribution in an online world », « Web video thunderdrome: branded vs unbranded, you decide »), d’autres encore abordent la question sous l’angle de la création, en se demandant s’il existe des recettes du succès d’une vidéo sur le web (« how to create a viral video », « epic lulz: creating funny contents on the web »). L’étape ultime de cette convergence, c’est le « transmedia », soit le graal d’une expérience audiovisuelle qui combine parfaitement les médias, fondée sur un scénario promenant subtilement le spectateur d’un média à l’autre pour enrichir l’histoire (« the 10 minutes transmedia experience »).

Et sinon, y’aura des stars ?
L’interview publique la plus annoncée est sans doute celui du co-fondateur de Twitter, Evan Williams ; celui de Daniel Elk, directeur de Spotify (le service de streaming dont on a beaucoup parlé cette année), devrait également draîner une audience nombreuse. Côté académique, on ne manquera pas le discours d’ouverture de l’incontournable Danah Boyd, anthropologue des nouveaux médias, qui nous parlera du rapport des adolescents à la pudeur et à la vie privée dans leurs comportements en ligne. J’aurai aussi le plaisir d’aller rencontrer les auteurs de certaines de mes plus intéressantes lectures récentes sur le web : notamment Clay Shirky, professeur à Harvard et auteur d’un ouvrage très clair sur la coopération à grande échelle sur Internet ; et Scott Kirschner, auteur d’une théorie stimulante sur les nouveaux modèles de l’économie artistique. On ne manquera pas non plus Bruce Sterling, auteur de science-fiction cyberpunk, collaborateur régulier de Wired et, paraît-il, super orateur.
J’en oublie, bien sûr.

Mon programme

Source : http://www.frenchxsw.com/245-sxsw-anatomie-du-programme

05/03/2010 - SXSW, plus qu’un salon, un media ( French by South West)

Le sxsw, cela ne demande pas qu’une préparation logistique. Trouver une maison collectiviste qui héberge Nathanaël et Louis, il fallait le faire. Done. Organiser le premier congres du coworking pour les coworkers. Done.

Mais c’est surtout entrer dans la galaxie des services web, des nings non officiels, des outils collaboratifs. Etherpad ou dropbox. Les deux ? Done. Et pour communiquer, il vous faut quoi madame Michu (tribute to Jean-Michel Billaud) ?

Alors, je veux du Youtube alimente à coup de Flip, du FlickR alimente par du Nexus One developer édition non commercialisé, de l’iPhone et du BlackBerry. Je veux aussi du Twitter en version compte, hashtag et liste. Il y a aussi du Google Doc & Group mais cela est réservé aux couvreurs de SXSW. Na.

Et pour coordonner le tout, warmup là à La Cantine ce soir. Le seul danger, avec le SXSW, c’est de se retrouver à parler par sigle. Mais cela ne m’arrivera pas. Je suis vigilant.

Source : http://www.frenchxsw.com/29-sxsw-plus-quun-salon-un-media

07/03/2010 - Austin : la ville où tout devient clair ( French by South West)

Mashable: foursquare & spin magazine wedding

Il est complexe en France d’arriver à trouver un intérêt grand public pour les dernières trouvailles de la geekosphère. Exemple : « Ce qui est bien avec Foursquare, c’est que tu peux gagner des badges quand tu rends publique ta visite de lieux. Et tu peux devenir maire !!!!« .
Au mieux, on se dit que vous avez de la chance d’avoir du temps à perdre, au pire on se dit que vous êtes perdus pour la race humaine. Le SXSW devrait aider, si la retranscription qu’en fera le FXSW est lisible, à se faire une vraie idée de ces services. D’autant que dans le cas de Foursquare, nous aurons avec nous le patron de TellMeWhere/DisMoiOù avec nous dans la délégation.

Si l’on file l’exemple, lien tweeté par @WayneRacine retweetant @Mashable et retweeté par votre serviteur avec le hashtag FXSW pour que l’information aille se loger sur le fil de l’équipe : « Foursquare and Spin Magazine turn SXSW into musical scavenger hunt« , soit « F et SM transforment SXSW en chasse aux trésors musicale« .

Spin s’est associé au service de partage de lieux d’intérêts. Il a créé des badges (trailblazer ou animal collector, selon Saint Mashable) qui ne se débloqueront que quand les festivaliers se seront rendus à des concerts spécifiques. Intérêt de la chose  : les débloqueurs gagneront des tickets gratuits pour des manifestations exceptionnelles. Voilà, tout devient clair, parce que le SXSW fait se rencontrer la musique et la high-tech. Pour citer en modifiant New Order quand ils faisaient résonner les moutons électriques :  « You know I’ve met a lot of cool geeks, but you’ve got style, you’ve got class. But most of all, you love technique« 

Source : http://www.frenchxsw.com/35-la-ville-ou-tout-devient-clair

08/03/2010 - Le SXSW peut-il nous réconcilier avec notre vie numérique ? ( French by South West)

Patrick Bedigis L’équipe commence à prendre corps, l’humour à poindre, les regards à devenir complices. Les idées fusent (parfois trop, trop vite ;-) ), chacun partage son expérience du web, l’entraide est là. L’expérience de collaboration  innovante montée par l’équipe de french by South West (nom de code FXSW) à laquelle j’appartiens est très excitante.

Le travail réalisé ces derniers jours pour préparer nos outils de communication (ce blog et les interactions avec les réseaux sociaux) et les médias qui vont relayer l’info est vraiment génial. Nous vous y relaterons nos rencontres, nos découvertes, nos réflexions et sans doute quelques anecdotes de voyage moins glorieuses mais édifiantes.

Check in vendredi…
Après toutes ces années à travailler sur le web (depuis 1995 en ce qui me concerne), j’ai hâte de faire une plongée au cœur de « l’extrême collaboratif » à SXSW.

Je pars avec plein de questions dans la tête…. regroupées en deux thèmes principaux :
1 – Quelle est l’efficacité des modes de collaboration issus du web quand on partage un objectif de boulot avec une équipe ? Personnellement, j’utilise avec parcimonie les réseaux sociaux, par manque de temps, de goût aussi sans doute et  par désir de ne pas exposer ma vie sur la toile. Je perçois une sorte de concurrence malsaine entre ma vie numérique et ma vie tout court… Est-ce que ces modes de collaboration sont accessibles à tout un chacun ou sont-ils réservés aux seules générations pré-Y caricaturées, élevées aux céréales, coca et zappeurs fous ?

L’équipe FXSW sera un parfait cobaye à 10 têtes avec ses animateurs d’associations branchés, veilleurs et entrepreneurs.

2 – Comment les entreprises traditionnelles US découvrent, partagent et améliorent la collaboration de leurs équipes, de leurs partenaires et clients ?
J’espère ramener quelques exemples d’entreprise ou de secteurs ayant basculé dans cette nouvelle forme de collaboration pour en parler à mon retour à nos partenaires et clients. Enfin, la France a-t-elle toujours 2 ans de retard sur les US ?

Voilà, pendant quelques jours,  je pars pour une plongée collective dans le « geeksland« . Je n’en sortirai pas indemne, c’est sûr… au plaisir de vous y retrouver, n’hésitez pas à nous poster vos questions, it’s the game !

Source : http://www.frenchxsw.com/44-le-sxsw-peut-il-nous-reconcilier-avec-notre-vie-numerique

08/03/2010 - CigameniC : ils auraient dû le présenter au SXSW ( French by South West)

« Soy un perdedor, I’m a loser baby » (*). Oui, Estás perdedores!, amis de l’université Carlos III de Madrid (UM3).  Vous créez CigameniC, un concept croisant cinéma/magie/jeux. Vous le définissez comme le premier jeux vidéo 3.0 pour Youtube. Vous y intégrez la possibilité d’embarquer du Facebook et du courriel dans l’aventure. Vous ne le présentez pas à Austin, au Texas, dans la patrie de Chuck Norris. Vous êtes absents de l’Interactive Festival 2010 organisé par le SXSW.

Le pitch de celui qui ne sera pas présenté : un mélange de la vie réelle du campus de l’UM3, et une fiction dans laquelle une météorite tombe sur ladite université. Pour avancer dans l’action, les joueurs doivent résoudre des énigmes, envoyer des courriers électroniques et recevoir des intructions.  D’après les promoteurs de l’aventure, cela peut faire penser aux livres dont vous êtes le héros qui fleurissaient – et peut-être fleurissent encore – du temps de mon adolescence. Dans ceux-ci, des choix correspondent à des numéros, numéros qui amènent à des chapitres.

Cela me fait penser que j’ai toujours lu ces livres en trichant : il suffisait de noter tous les numéros possibles, et de voir si cela correspondait à une fin horrible dans le ventre d’un monstre terrible issu de ténèbres pestilentielles, ou au trône du Royaume de Schblub.

Parenthèse close, le SXSW qui mixe geek / cinéma / musique eut été l’écrin idéal pour cette expédition. voilà, c’est dit.

(*) Beck / Loser

Source : http://www.frenchxsw.com/48-cigamenic-ils-auraient-du-le-presenter-au-sxsw